Suivre l’Agneau-Serviteur

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SUIVRE L’AGNEAU-SERVITEUR

 

Lavement des pieds – Jeudi Saint

Toute vie chrétienne est une suite du Christ. Un aspect de la vie de Jésus nous fascine et nous sentons un appel à être comme Lui dans cette dimension de sa personne. Et cela afin de témoigner de son amour à nos frères et sœurs proches et lointains.

En 2008, lors d’un discernement communautaire, notre communauté adoptait la figure évangélique de l’Agneau-Serviteur selon notre charisme. Cette figure biblique, riche de sens, exprime merveilleusement la spiritualité eucharistique qui est la nôtre.

L’Agneau, symbole par excellence de l’Eucharistie, récapitule tout l’aspect de l’offrande. Nous sommes conviées à unir notre offrande et celle de toute la création à l’éternelle offrande du Christ Jésus. Le Serviteur relié au mot Agneau invite à nous mettre au service les unes des autres, à la suite de Jésus qui a lavé les pieds de ses disciples lors du repas pascal à la dernière Cène.

 

SON ORIGINE

 

Mère Jeanne Le Ber est celle qui a développé la figure de l’Agneau dans la communauté. Dans les Constitutions de 1970 et 1976, elle en fait ressortir le thème :

Par l’Agneau, Avec Lui, En Lui, offrons librement et joyeusement au Père, notre personne et notre vie… C’est là l’adoration véritable, citant la Lettre aux Romains au chapitre 12, verset 1.

Quittant tout pour suivre Jésus – l’Agneau de Dieu – modelées sur lui, doux et humble de cœur – nous voulons réaliser, dans la joie et l’allégresse, le programme évangélique des Béatitudes.

 

CHEZ JEANNE LE BER

 

Modèle d’une broderie de l’Agneau à sept sceaux, dont Jeanne aurait pu s’inspirer.

Sur la chasuble dite Chasuble de l’ornement des Jésuites, Jeanne Le Ber a brodé un agneau de teinte gris-bleu; il est allongé sur une croix dorée et cette croix est posée sur le livre aux sept sceaux, évoquant ainsi le livre de l’Apocalypse.[1]

Dans le dernier livre de la Bible, l’agneau symbolise Jésus ressuscité et glorifié, vainqueur de la mort; celui-là même qui s’offre à nous dans chaque célébration eucharistique. En brodant la figure de l’agneau sur un vêtement liturgique, Jeanne souhaitait-elle nous rappeler le grand mystère célébré lors de l’Eucharistie?

Cette broderie de Jeanne Le Ber paraît être une œuvre synthèse en ce qu’elle montre, par le choix du thème et la minutie de son exécution, que, par Jésus immolé, le temps est accompli, quelque chose de définitif est conçu en elle; par l’Agneau vainqueur, le salut est ouvert.

Thérèse Simard, Jeanne Le Ber – Un itinéraire, 2014, p.59

 

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[1] La Chasuble de l’ornement des Jésuites est conservée au Musée de la Civilisation de Québec; elle est accessible seulement sur demande.

 

En mai: Prier dans la Beauté

 

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