Vivre de l’Eucharistie

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VIVRE de L’EUCHARISTIE

 

Nous sommes tous et toutes appelé(e)s à vivre de l’Eucharistie, à nous imprégner de la vie même du Christ se livrant à nous dans le pain et le vin consacrés. La célébration eucharistique est pour nous, Recluses, le centre de notre vie et de notre mission. Célébrer l’Eucharistie nous apprend à mener une existence eucharistique, à faire eucharistie en toutes choses.

En gardant vivante la mémoire du Seigneur, nous participons à son offrande pascale, à son action de grâce et à son intercession auprès du Père pour l’humanité entière. Le Christ voilé dans le mystère eucharistique se laisse découvrir comme le trésor caché, la perle fine dont parle l’Évangile de Matthieu.

Vivre de l’Eucharistie nous rend témoins de la Présence transformante du Christ ressuscité dans notre monde.

 

À L’ORIGINE

 

L’Eucharistie contient tous les mystères de la vie de Jésus de son Incarnation à son Ascension dans le Ciel. C’est ce qu’avait compris Mère Rita quand elle confiait à ses sœurs :

Je contemple des yeux de la foi Notre-Seigneur. Je le regarde dans sa Crèche. Je le regarde au Calvaire. Je le regarde aussi vivant au milieu de nous dans son Eucharistie.

Commentaires de la Règle de Vie 1953

Quant à Mère Jeanne Le Ber elle exprimait sa pensée sur l’Eucharistie en s’inspirant des mots de la liturgie :

L’Eucharistie est d’abord une louange trinitaire adressée au Père par le Fils dans l’Esprit; dans une action de grâce collective, montant vers le Père comme d’un seul cœur et d’une seule âme, nous proclamons la mort du Christ; célébrant sa résurrection, attendant son retour, nous prenons part à la fraction du pain – agape fraternelle – dans une atmosphère de paix et d’amour.

Règle de Vie 1976, art.10.2

 

CHEZ JEANNE LE BER

 

Détail – Verrière de la Basilique Notre-Dame de Montréal. De sa cellule, Jeanne Le Ber avait vue sur le tabernacle.

Toute la vie de Jeanne Le Ber s’imprégnait de l’Eucharistie. Son attrait se développa à l’adolescence en fréquentant les Ursulines pendant ses études à Québec. Elle affermira cet attrait par son choix explicite d’une vie de réclusion, faisant de l’Eucharistie sa « pierre d’aimant ».[1]

Sa contribution monétaire à la construction de la chapelle des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame nous démontre son souci de faire honorer Jésus au très Saint-Sacrement.[2] De ce fait, elle voit l’occasion rêvée de faire ajouter à l’arrière du chœur de la chapelle, un reclusoir où elle demeurerait en permanence près de Jésus dans son Eucharistie. La recluse se nourrissait du pain eucharistique et en vivait profondément.

Jeanne a également mis en place une entente signée avec les Sulpiciens pour que la messe quotidienne soit célébrée dans cette chapelle. Elle crée même un fonds assurant ainsi la continuité de cette entente.

 

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[1] François VACHON DE BELMONT, Vie de Mademoiselle Le Ber (1720), reproduit dans les Cahiers du mont Saint-Joseph – Hors série no5, Aux éditions du Levier, 2016, p.51

[2] Françoise DEROY-PINEAU, Jeanne Le Ber – La recluse au cœur des combats, Montréal, Bellarmin, 2000, p.99

 

En juillet: Être Missionnaire

 

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