Les A.M.F.R. sur les pas de Jeanne Le Ber

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PÈLERINAGE “SUR LES PAS DE JEANNE LE BER”

 

Le samedi 15 octobre 2016, des membres du groupe des Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille 
Reclusienne, se sont faits pèlerins avec leur répondante, sœur Louise Lemieux, pour vivre "sur les pas de Jeanne 
Le Ber". Leurs buts étaient d'entrer en contact physique avec l'environnement de Jeanne avant et après sa réclusion et de prier à son tombeau dans la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours. Ils ont fait appel à deux personnes 
ressources: soeur Monique Tremblay, CND, postulatrice de la Cause de Jeanne Le Ber et Carole Golding de la 
Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.

Suivons-les selon le récit d'André Sauvé, pèlerin de ce jour...

 

andre-sauveNotre pèlerinage débute par l’eucharistie du matin, au monastère des Recluses Missionnaires de Montréal. Puis c’est le départ, en deux voitures, pour nous retrouver vers les dix heures et demie sur le parvis de la Basilique Notre-Dame. Pendant que nos deux conductrices cherchent patiemment un stationnement où se garer, nous, nous bénéficions de ce temps pour admirer l’extérieur de la Basilique et la beauté extraordinaire de la Place d’Armes, en compagnie de sœur Monique Tremblay.

Une fois toutes les personnes du groupe rassemblées, nous nous rendons dans une salle réservée pour nous à l’intérieur de la Basilique, non sans d’abord nous arrêter devant la verrière de Jeanne Le Ber et y faire une petite prière. Cette verrière sert d’illustration sur la page couverture du dépliant de la prière pour obtenir la béatification de Jeanne.

Sœur Monique nous remet ensuite une carte fort intéressante avec photos et repères d’aujourd’hui  avec croquis des équivalences du temps de Jeanne Le Ber. Toute sa présentation nous permet de bien nous situer dans l’histoire et dans l’environnement du temps de Jeanne. Riches de ses explications fort judicieuses et très documentées, nous sommes prêts à « MARCHER SUR LES PAS DE LA RECLUSE ».

Premier arrêt

Plaque commémorative du lieu de naissance de Jeanne Le Ber
Plaque commémorative du lieu de naissance de Jeanne Le Ber

Nous sortons du côté centre-est de la Basilique, rue St-Sulpice (autrefois rue St-Joseph). Sœur Monique attire notre attention sur une plaque commémorative fixée au mur, relatant l’existence de la MAISON LE BER / LEMOYNE où Jeanne a vécu de sa naissance jusqu’en 1680. Cette plaque, lors d’une démolition, a failli prendre le chemin de la ferraille. Elle aboutit chez les Recluses qui en furent gardiennes pour un temps, puis remise à la ville pour être fixée à cet endroit.

Deuxième arrêt

Nous entreprenons alors notre marche, direction sud-ouest, vers la rue St-Paul, pour nous rendre à la MAISON LE BER. Là aussi, il y a deux plaques commémoratives. C’est là que Jeanne vécut en recluse de 1680 à 1695. NOUS SOMMES DONC PHYSIQUEMENT DANS L’ENVIRONNEMENT ET SUR LE CHEMIN QUE JEANNE A SOUVENT PARCOURU. Quelle expérience! Nous sommes dans l’émerveillement et en profonde unité avec la famille Le Ber et tout spécialement avec Jeanne.

Prendre la même route que Jeanne lors de son entrée en réclusion à la CND

Sœur Monique nous invite alors à entrer en silence pour parcourir le trajet que Jeanne, son père et toute la population du temps ont fait en procession pour se rendre à la maison de la Congrégation de Notre-Dame, rue St-Laurent, dans l’axe des rues Notre-Dame et St-Paul. Qu’allaient-ils y faire? On accompagnait Jeanne qui répondait à un appel d’aller vivre une réclusion totale dans une petite cellule adjacente à la chapelle de la résidence des sœurs. Celle-ci était dotée d’une petite fenêtre, donnant sur le chœur, qui lui permettait d’être en contact direct avec le Saint-Sacrement. On dit que parfois elle en sortait pour aller prier dans la chapelle pendant la nuit ou pour participer à des célébrations.

Cette marche en union avec Jeanne et les gens de son temps est un sommet plein d’émotions: MARCHER RÉELLEMENT SUR LES PAS DE JEANNE ET AVEC ELLE.

Partager son vécu pendant la pause du dîner

Le temps du dîner approchant, nous revenons à la salle de rencontre à la Basilique, en passant par le chemin Cours Le Royer où se trouvait autrefois l’hôpital Hôtel Dieu. NOUS VIVONS L’HISTOIRE!

Ce temps du dîner nous permet d’échanger entre nous sur ce que nous éprouvons et ressentons depuis le début, tout en continuant à nous abreuver à notre source d’informations, sœur Monique.

En route vers la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours

Puis, nous nous remettons en route, direction chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, en passant par la rue Notre-Dame. À la sortie de la Basilique, sœur Monique attire notre attention sur le pavé où l’on peut voir des tuiles d’une teinte plus pâle. C’est le tracé de la première église Notre-Dame à l’emplacement original, directement devant la Basilique actuelle. Quelle découverte! On dit que Jeanne, de sa maison, pouvait y apercevoir la lampe du sanctuaire, ce qui nous est apparu plausible. Puis, du côté Notre-Dame ouest, nous visitons l’extérieur du vieux séminaire St-Sulpice dont une partie est encore d’origine.

amfr-au-tombeau-de-jeanne-le-berArrivés à la Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours, nous sommes accueillis par Carole Golding qui devient notre guide. Nous nous rendons d’abord au tombeau de Jeanne pour y prier quelques instants. Puis nous entreprenons la visite de ce lieu historique en commençant par monter toutes les marches qui nous mènent au sommet du clocher. Quelle vue magnifique sur le fleuve et sur cette région de Montréal! Par la suite, nous descendons à la crypte, puis dans une autre salle où des fouilles nous permettent de découvrir les fondations de la première église. Nous nous rendons ensuite dans une troisième salle où sont exposés des photos et croquis de Marguerite Bourgeoys. À l’étage, nous entreprenons la visite du musée où, dans de nombreuses petites vitrines, des figurines (petites poupées), toutes confectionnées par les religieuses CND, nous racontent l’histoire de la Congrégation de Notre-Dame. Jeanne Le Ber fait l’objet d’une de ces vitrines. Nous terminons par un retour au tombeau de Jeanne pour y faire une prière commune, visiter cette chapelle et clore ainsi notre pèlerinage.

De retour au monastère

Enrichis de toute cette expérience, nous revenons au monastère: c’est l’heure des Vêpres et nous, nous sommes épuisés.

C’est ainsi que se termine ce récit, non sans remercier Yvonne Bélisle, présidente du groupe de Montréal, qui a planifié cette journée, nos deux guides sœur Monique et Carole qui nous ont permis de vivre cette expérience avec intelligence et nos deux conductrices, Suzanne et Louise, qui nous ont conduits à bon port.

Quelle expérience!  C’est à revivre!

4 Responses

  1. Mary

    J’habite à Paris, mais je me serais volontiers jointe à vous pour ce beau pélerinage. Merci de l’avoir partagé avec nous ! Pax e bonum

  2. `Yvonne Bélisle

    Ce compte-rendu m’a rapprochée de Jeanne par sa simple rédaction si concrète et imagée. C’est comme si l’émotion ressentie par le groupe et si bien transmise par André m’a rejointe et fait réaliser la chance que nous avons de pouvoir nous laisser atteindre par la présence de Jeanne encore aujourd’hui, en 2016.

    Nous avons bien raison de la prier car elle s’est fait bien proche de la communauté de Montréal et présente à ses besoins. Je crois sincèrement qu’elle continue sa mission d’intercession dans la patrie céleste pour ceux et celles qui recourent à elle, avec pur bonheur.

    Merci André pour ton beau partage.

  3. Madeleine Caisse Bleau

    Merci pour ce beau voyage sur les pas de Jeanne Le Ber. Je l’ai refait en pensant à Serge qui l’avait fait avec nous. Je prie Jeanne pour que l’amour de l’Eucharistie et de l’Adoration grandisse en nous.
    Madeleine Caisse Bleau