Monastère Notre-Dame de l’Annonciation


Le monastère est situé dans l’est de Montréal, sur le bord de la Rivière-des-Prairies, au 12050 boulevard Gouin Est.


Fondation canadienne

La communauté est de fondation canadienne, inspirée par la vie de la recluse montréalaise Jeanne Le Ber (1662-1714).

Vie monastique

Les sœurs se consacrent à la prière d’adoration et d’intercession dans une forme de vie monastique et accueillent à l’hôtellerie les personnes désirant vivre un temps de silence dans une atmosphère de prière. 

Famille reclusienne

La famille reclusienne comprend des femmes et des hommes qui se nourrissent de la spiritualité de la communauté, tout en demeurant dans leur milieu de vie.


UN BRIN D’HISTOIRE…

La communauté a vu le jour en 1943 dans le petit village de Tangent, province de l’Alberta. Trois personnes ont contribué à la naissance de l’institut: deux montréalaises et un père oblat, curé de la paroisse. Le Père Louis-Marie Parent avait besoin de renfort pour l’enseignement du catéchisme dans sa paroisse. Ayant entendu parler des demoiselles Rita Renaud et Jeannette Roy qui vivaient en ermitage à Pointe-aux-Trembles, banlieue de Montréal, il les invita à venir. C’était d’ailleurs le désir de Mgr Ubald Langlois d’avoir des contemplatives dans son Vicariat Apostolique.

Les trois premières – Alberta, 1943

Shack – Premier monastère / 1943-1944

C’est ainsi que Rita et Jeannette, avec une compagne nommée Jeannette Beaupré, quittèrent le Québec pour le nord de l’Alberta. La vie de pénitence que Rita et Jeannette avaient menée ensemble depuis deux ans, tantôt en pèlerines, tantôt en ermites, les avait préparées au dénuement qui les attendait. Les trois femmes, qui se firent appeler dès le départ recluses, habitèrent un shack de bois rond qu’elles aménagèrent elles-mêmes. Elles purent mener une vie contemplative dès leur arrivée, le besoin de catéchètes ayant été comblé par une communauté apostolique qui venait d’arriver.

Installation à Falher


De Tangent, les Recluses, dont le nombre allait croissant, se transportèrent à Falher. Elles habitèrent une grande maison qui avait servi de salle d’immigration. C’était l’époque de la colonisation de l’ouest canadien.

Monastère à Falher, Alberta / 1945-1961

Maison Vert-Pré devenue la Maison blanche, Montréal

Transfert à Montréal


En 1950, la fondatrice, Mère Rita-Marie, jugea bon de transférer la maison-mère au Québec d’où provenait la plupart des candidates.

Elle acheta la maison Vert-Pré, à Rivière-des-Prairies (Montréal).


Monastère à Lafayette, USA / 1951-1971


Monastère à Corbeil, Ontario / 1954-1961

Période d’expansion

Entre 1951 et 1958 quatre monastères furent ouverts: à Lafayette, Louisiane, USA; à Corbeil, ON; à Puylboreau, HAÏTI; à Saint-Jérôme, QC. Ce dernier monastère subsistera jusqu’en 2010. Plus près de nous, en 1989, un petit monastère fut ouvert à St. John’s, Terreneuve, pour répondre à l’appel répété de l’Archevêque. Il sera fermé en 2001.

Monastère à Outer Cove, Terre-Neuve / 1989-2001


Monastère en Haïti / 1955-1961


Monastère à St-Jérôme, Qc / 1957-2010

Période de transition


La communauté connut des années sombres vers 1960. La fondatrice, Mère Rita-Marie, fut démise de sa fonction de supérieure générale et quitta l’Institut. Elle n’y revint que pour y reposer, selon son désir, dans le cimetière de la communauté en 2004.

Quant à la cofondatrice, Mère Jeanne Le Ber, elle transmit la spiritualité et sut l’adapter au vent du Concile Vatican II.

Pierre tombale de Mère Rita. Depuis décembre 2019, elle est inhumée au cimetière de la paroisse St-Joseph de Rivière-des-Prairies, ainsi que les restes de Mère Jeanne Le Ber décédée en 1989.

Développement de la Famille Reclusienne



Dès 1970 des personnes s’engagèrent à s’unir à la prière des Recluses et formèrent alors le Monastère Spirituel.

Aujourd’hui, plus d’une centaine de personnes y sont membres.

En 1985, la communauté accepta de répondre au désir de laïcs voulant vivre la spiritualité reclusienne dans leur milieu respectif selon une Règle de Vie adaptée à leur état. En 2011, le groupe prit le nom d’Adoratrices et Adorateurs Missionnaires de la Famille Reclusienne.

La communauté aujourd’hui

Les Recluses d’aujourd’hui habitent le Monastère de Montréal entièrement reconstruit en 1997. D’un champ dénudé lors de l’arrivée des premières sœurs en 1950, le terrain est maintenant agrémenté d’arbres de plusieurs espèces et la propriété est entourée du parc nature Pointe-aux-Prairies. La rivière, témoin de toutes ces années de prières, de labeurs et de joies, coule toujours en face du monastère.



Événements communautaires

En 2011, le gouvernement de l’Alberta a voulu reconnaître officiellement la contribution des communautés religieuses féminines au bien-être des Albertains. Un monument fut érigé devant le Parlement, oeuvre de l’artiste Henry Poulin. Plus de 70 communautés sont inscrites sur la base de la statue, dont la nôtre. Nous en avons été informées en 2017, quelques mois avant l’ouverture du 75e anniversaire de fondation de la communauté.



Dans la foulée du 375e de la Ville de Montréal, le Musée St-Gabriel de la Pointe-Saint-Charles a mis sur pied une exposition intitulée : 375 ans au cœur de l’action. La communauté a été choisie pour figurer parmi les douze communautés religieuses sélectionnées ayant eu un rôle significatif dans le développement de la Ville. C’est avec joie que nous avons participé à cette exposition de mai à décembre 2017.


Le 5 août 2018, la communauté soulignait ses 75 ans d’existence. Plusieurs ami(e)s, parents, membres de la famille reclusienne se sont joints à la communauté pour célébrer ce moment important de notre histoire.


Le 5 août 2018, à l’occasion de la célébration des 75 ans d’existence de la communauté, une plaque commémorative, initiée et réalisée par la Société Historique de Rivière-des-Prairies a été érigée devant le monastère, tout près de la piste cyclable sur le Boulevard Gouin. Mme Louise Bernard, présidente de la Société historique, et sœur Céline Martel, supérieure, ont procédé au dévoilement de la plaque en présence de la communauté, de Mgr Christian Lépine, Archevêque de Montréal, et des invités.